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Sylla Ba Ousmane, l’architecte des plans stratégiques et des redressements

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Dans l’écosystème ouest-africain du conseil, certaines trajectoires parlent d’elles-mêmes. Pas par le bruit, ni par la mise en scène, mais par l’épaisseur des missions, la constance de l’exigence et la capacité à produire des transformations qui tiennent dans le temps. Sylla Ba Ousmane, communément appelé BOS, appartient à cette catégorie rare de dirigeants qui ont appris l’entreprise dans sa totalité : le contrôle et la preuve en audit, la discipline en finance, la décision en direction générale, l’urgence en restructuration, puis la hauteur de vue en stratégie.

Depuis près de quatre décennies, son fil conducteur reste inchangé : une organisation ne se transforme durablement que lorsqu’on comprend son âme, ses hommes, ses zones de résistance et ses leviers profonds. Autrement dit, la performance ne se décrète pas. Elle se construit, se structure, s’aligne, se pilote, et parfois… se répare.

Une formation de rigueur, une lecture stratégique de l’entreprise

Formé à l’ESCP Business School, titulaire d’une Maîtrise de gestion et du DECS, Sylla Ba Ousmane démarre dans un univers où l’exigence méthodologique n’est pas un choix : l’audit. À Abidjan, chez ECR – Peat Marwick, il se forge une première discipline : celle des chiffres qui ne mentent pas, des organisations qui laissent des traces, et des décisions qui se payent.

Ce passage initial est déterminant. L’audit apprend à regarder au-delà des organigrammes, à comprendre les flux réels, les failles de gouvernance, les incohérences opérationnelles et les signaux faibles. C’est souvent là que naît le futur stratège : celui qui sait que les “plans” ne valent rien sans diagnostics solides, et que la transformation est d’abord une affaire de vérité.

De la finance à la direction générale, l’école du terrain

Puis vient l’industrie. Et avec elle, une autre école : celle du concret. Sylla Ba Ousmane rejoint des environnements où la performance ne se mesure pas seulement en tableaux de bord, mais dans la capacité à livrer, à maîtriser les coûts, à sécuriser la qualité, à faire travailler des équipes et des sites dans des contextes parfois instables.

Son parcours le mène au sein d’entreprises locales et de groupes internationaux de référence, notamment Barry Callebaut et Air Liquide. Là, il apprend à manier la stratégie avec la rigueur du financier, mais aussi avec l’intuition du manager de terrain. C’est une combinaison rare : comprendre le P&L dans le détail, tout en sachant ce qui se joue réellement dans les ateliers, les opérations, la chaîne de valeur et les dynamiques humaines.

À la tête de filiales en Côte d’Ivoire, au Cameroun et dans la sous-région, il développe une compétence décisive : diriger dans des marchés où les standards internationaux doivent dialoguer avec des réalités locales complexes. Dans ces environnements, l’exécution devient un art, et le leadership, une capacité à faire tenir ensemble l’ambition, la discipline et la culture.

Le redressement comme marque de fabrique

Les années de direction générale et de direction Afrique constituent le cœur de sa réputation : des redressements, des réorganisations, des plans de croissance. Dans les cycles de transformation, il y a deux catégories d’acteurs : ceux qui commentent et ceux qui réparent. Sylla Ba Ousmane appartient clairement à la seconde.

Le redressement exige une posture spécifique. Il faut aller vite, mais juste. Trancher, sans casser l’avenir. Restaurer la confiance, sans raconter d’histoires. Repositionner, sans renier l’ADN. Et surtout, ne pas confondre “réduction de coûts” et “stratégie”. Son approche repose sur un principe simple : la performance durable naît de l’alignement entre la vision, l’organisation et l’exécution.

2005, le choix de l’impact : la création de MS International

En 2005, Sylla Ba Ousmane franchit un cap stratégique dans sa propre trajectoire : il fonde MS International, cabinet de conseil en stratégie et organisation. Le geste est fort, parce qu’il n’est pas seulement entrepreneurial ; il est structurant pour le marché. MS International se positionne comme un acteur spécialisé, revendiquant une offre locale de haut niveau, capable de proposer des standards internationaux, mais calibrés pour les contextes économiques et culturels africains.

Depuis sa création, le cabinet a accompagné plus de 150 entreprises, institutions publiques et organisations nationales et sous‑régionales. Avec plus de 50 missions de planification et de diagnostics stratégiques menées à bien, il s’impose aujourd’hui comme un leader incontesté de la planification stratégique en Côte d’Ivoire.  La diversité des missions dit beaucoup du positionnement réel de l’équipe : CNPS, CICC, SIPRA, GEPEX, ASACI, Conseil Coton Anacarde, Conseil Hévéa Palmier à Huile, Le Ministère de Affaires Etrangères, Agence Nationale de l’Habitat et de nombreux entreprises et groupes industriels… Le spectre est large, mais le noyau est constant : diagnostic, structuration, planification, optimisation opérationnelle, transformation.

Ce qui est recherché chez lui, ce n’est pas une “vision” abstraite. C’est une capacité d’analyse fine, un sens rare de la structuration organisationnelle et une aptitude à produire des recommandations qui tiennent face au réel. C’est là que se distingue le consultant de haut niveau : non pas dans l’élégance du slide, mais dans la solidité de l’architecture.

La stratégie, oui. Mais la stratégie exécutable

La région a longtemps souffert d’une forme de conseil “cosmétique”, où l’on annonce des plans sans mécanismes de mise en œuvre, où l’on empile des organigrammes sans clarifier les responsabilités, où l’on change les titres sans changer les systèmes.

Sylla Ba Ousmane s’inscrit à contre-courant. Sa grammaire de transformation privilégie l’exécutable : objectifs, gouvernance, processus, indicateurs, compétences, cadence de pilotage, culture managériale. Il ne s’agit pas de “moderniser” pour moderniser, mais de rendre l’organisation plus lisible, plus performante, plus résiliente.

Cette approche explique pourquoi ses interventions parlent autant au secteur privé qu’aux institutions publiques : parce que le problème n’est souvent pas l’absence d’idées, mais l’absence de structure.

Une autorité reconnue : expertise judiciaire, gouvernance et procédures collectives

Au-delà du conseil, Sylla Ba Ousmane occupe une place singulière dans l’écosystème ivoirien, à l’intersection de la gestion, du droit économique et de la gouvernance. Expert agréé près la Cour d’Appel d’Abidjan, syndic dans les procédures collectives, administrateur indépendant, président de la Chambre des Experts Judiciaires en gestion d’entreprise, il incarne une figure de référence.

Ces fonctions ne sont pas honorifiques : elles requièrent un regard froid sur les situations de crise, une capacité à produire des analyses opposables, et une éthique de l’intérêt général. Dans les procédures collectives, chaque décision engage des emplois, des créanciers, des actifs, des familles. Il faut donc de la compétence, mais aussi une posture. Et c’est souvent là que se révèle l’homme de méthode.

Transmettre : la pédagogie du dirigeant-stratège

L’autre dimension de son profil est celle de la transmission. Enseignant en management stratégique, il contribue depuis plus d’une décennie à former des dirigeants et des étudiants à la lecture stratégique, à la discipline d’analyse, à la compréhension des organisations.

Dans un contexte africain où la transformation des entreprises se heurte parfois au déficit de management intermédiaire, à la faiblesse des systèmes ou au manque de pilotage, la transmission devient un levier économique. Former des cadres capables de penser et d’exécuter, c’est investir dans la compétitivité du tissu productif.

Distinctions, certifications et recherche : une exigence qui ne s’éteint pas

Chevalier de l’Ordre National, certifié Strategy@HEC Paris, expert ONUDI en diagnostic stratégique, expert ITC en planification stratégique, Sylla Ba Ousmane poursuit un chemin de consolidation intellectuelle. Aujourd’hui doctorant en sciences de gestion, il prolonge son parcours par la recherche.

Ce détail est loin d’être anecdotique. Il dit quelque chose d’essentiel : la stratégie n’est pas un acquis, mais un entraînement. Dans un monde où les organisations évoluent sous pression (digitalisation, nouveaux modèles économiques, crises de chaîne logistique, tensions sociales, exigences ESG), l’expertise doit se renouveler ou s’éteindre.

Une figure utile à la transformation des entreprises africaines

Ce que représente Sylla Ba Ousmane dépasse son parcours personnel. Il incarne un type de leadership dont l’Afrique a besoin : un leadership d’architecture. Celui qui structure, qui clarifie, qui aligne, qui restaure. Un leadership qui sait que la croissance sans organisation finit en crise, et qu’une organisation sans vision finit en bureaucratie.

À travers MS International et ses responsabilités institutionnelles, il a contribué à professionnaliser une idée centrale : la transformation n’est pas une mode. C’est une compétence stratégique. Et dans les économies africaines en quête d’industrialisation, de compétitivité et de gouvernance plus robuste, cette compétence devient un avantage national.

Sylla Ba Ousmane, au fond, est de ceux qui travaillent là où l’on ne regarde pas toujours : dans les mécanismes invisibles qui font qu’une entreprise tient, se redresse ou grandit. Et c’est peut-être la meilleure définition d’un stratège : quelqu’un qui change le destin d’une organisation, non par des slogans, mais par la méthode.

Mérimé Wilson

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