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Sidy Cissé, des grands dossiers de l’État au défi de l’investissement public

La rédaction 29 septembre 2026 4 min de lecture
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Nouveau directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire, Sidy Cissé prend la tête d’une institution au croisement de la sécurité financière et du financement du développement. Son parcours dans les infrastructures et les finances publiques donne une cohérence particulière à cette nomination.

Financer un pont, accompagner une réforme budgétaire, préparer la mobilisation de capitaux internationaux : derrière ces opérations se joue une même question, celle de la capacité d’un État à transformer ses ambitions en réalisations. Sidy Cissé a abordé cette question depuis plusieurs postes de responsabilité. À la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire, elle devient le cœur de son mandat.

Le 25 septembre 2026, il a officiellement pris ses fonctions, succédant à Lassina Fofana, premier directeur général de l’institution. Sa prestation de serment devant la Commission de surveillance, suivie de la passation de charges, ouvre une nouvelle étape pour la CDC-CI. Elle rappelle aussi la nature de la responsabilité confiée à son dirigeant : développer un investisseur public tout en préservant la confiance attachée aux ressources qu’il administre.

Ingénieur diplômé de l’École polytechnique et de l’École des mines de Paris, Sidy Cissé possède plus de vingt années d’expérience. Avant son retour en Côte d’Ivoire en 2011, il travaille au Crédit Agricole en France et chez Schlumberger, au Soudan, en Inde et en Arabie saoudite. Cette première partie de carrière lui fait traverser deux univers dont les contraintes se rejoignent : la finance et les activités industrielles à forte intensité capitalistique.

De 2011 à 2013, conseiller du ministre des Infrastructures économiques, il participe à la structuration financière et au suivi de la construction du troisième pont d’Abidjan. De 2013 à 2017, directeur de cabinet adjoint du ministre du Budget et du Portefeuille de l’État, il contribue aux réformes des finances publiques et à la création de la Direction générale du Portefeuille de l’État. À partir de 2017, il exerce à la Primature comme directeur de cabinet adjoint chargé des questions financières, économiques et des infrastructures, intervenant notamment sur le suivi du programme avec le FMI, les Eurobonds et les grands projets publics.

La cohérence de cette trajectoire tient au rapprochement de trois dimensions souvent traitées séparément : le financement, l’exécution des projets et la gouvernance. Elle permet de lire sa nomination comme le passage de la coordination des politiques publiques à la responsabilité directe d’une institution financière. Connaître les priorités de l’État constitue un atout ; les traduire en décisions d’investissement soutenables représente une autre exigence.

La CDC-CI mobilise et gère des fonds publics et privés afin de contribuer au financement de l’économie. Son rôle d’investisseur de long terme lui impose de concilier protection des ressources et utilité économique. Cette double vocation donne toute sa portée au poste : la pertinence d’un projet doit s’apprécier à travers ses effets sur le développement, mais aussi sa solidité financière et les risques qu’il engage.

L’enjeu dépasse d’ailleurs les seules infrastructures. À travers CDC-CI Capital, sa filiale dédiée à l’investissement dans les entreprises, l’institution participe au renforcement des fonds propres et à l’émergence de champions locaux. Cette activité inscrit son action dans un continuum allant des besoins collectifs à la croissance des entreprises.

Pour Sidy Cissé, le défi peut ainsi se formuler simplement : faire correspondre les ressources disponibles, leur durée et leur niveau de risque avec des investissements capables de produire une valeur durable. Cela suppose une sélection exigeante, un suivi rigoureux et une capacité à mobiliser des partenaires autour de projets solides.

Son expérience éclaire la logique de sa nomination. Les résultats de son mandat en établiront la portée. À la CDC-CI, sa connaissance des mécanismes de l’État devra désormais se traduire en une performance concrète : des ressources protégées, des investissements pertinents et une contribution mesurable à l’économie ivoirienne.

Oswald F

La rédaction

Rédaction du journal.

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