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Patricia ZOUNDI YAO : l’entrepreneuriat féminin au sommet

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Aventureuse, ambitieuse, compétitive et créative, des qualificatifs qui semblent prendre corps en la personne de Patricia ZOUNDI YAO. Entrepreneure émérite, femme d’affaires redoutable, elle est la persévérance et abnégation faites femme. Du haut de ces 45 ans, l’Ivoirienne tutoie les plus hauts sommets. Elle est une figure incontournable de l’entrepreneuriat social en Côte d’Ivoire. Symbole par excellence du leadership féminin, Patricia ZOUNDI YAO s’impose par une extraordinaire trajectoire mêlant échec, rebondissement, courage et persévérance. Retour sur le parcours de la nouvelle présidente du Mouvement des Petites et Moyennes Entreprises de Côte d’Ivoire.

Née en 1976, Patricia débute ses études supérieures à l’université de Ouagadougou au Burkina Faso. Elle obtient une maîtrise en droit des affaires. En 2013, consciente de la compétitivité et de l’évolution permanente du marché, elle décide de se former davantage afin d’être mieux aguerris. La même année, elle obtient également un diplôme universitaire en médiation à l’Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation de l’Institut Catholique de Paris. En 2015, c’est au tour de la Stanford Institute for Innovation in Developing Economies (Stanford Seed), qu’elle obtient au bout d’un an le Certificat en entrepreneuriat et innovation. Au WomenLead Institute, elle remet le couvert en obtenant en 2016 un Certificat en Management et Leadership.

Déjà toute petite, Patricia ZOUNDI YAO baigne comme qui dirait dans l’entrepreneuriat. Initiée par sa mère, elle assimile très vite le goût de l’effort et l’abnégation au travail. Sa carrière professionnelle débute en 2002, au poste de co-gérante, elle aide son oncle pendant 4 ans à développer Zénith finance. En 2006 Patricia, fonde sa propre entreprise de transfert d’argent, Magnific Service, basée sur l’utilisation du modèle commercial de Western Union. L’expérience s’avère infructueuse : c’est un échec cuisant. Solide et courageuse, elle revient au-devant de la scène avec une idée aussi innovatrice que salutaire.

Partant du constat que les plateformes de transfert d’argent européennes utilisées en Côte d’Ivoire ne sont pas adaptées aux réalités des communautés de zones rurales ne possédant ni électricité, ni connexion internet, elle décèle là une bonne opportunité d’affaires. Patricia fonde Quickcash en 2010. C’est la première plateforme de transfert d’argent rendant les services financiers accessibles à toutes les couches sociales de la population, qu’elles soient urbaines, ou rurales. Initialement testée avec trois villages, l’entreprise est désormais présente sur l’intégralité du territoire ivoirien, notamment dans les zones reculées, grâce à des agents indépendants, ainsi qu’au Burkina-Faso, au Niger, au Mali et au Togo.

La renommée de la plateforme ne se limite plus uniquement au continent africain : en 2018, un partenariat avec le géant londonien du transfert World Remit est signé afin de faciliter les transferts de fonds de la diaspora ivoirienne vers leurs pays d’origine. C’est un succès retentissant qu’elle doit à sa détermination, ainsi qu’à celle de deux de ses collaborateurs, qui ont dès le départ cru en sa vision.

Patricia voit plus grand, elle souhaite solutionner une bonne partie des problèmes du monde rurale. Combinant son expérience et ses compétences d’entrepreneure, elle s’intéresse donc à l’agriculture. Depuis 2015, elle travaille à la création d’un modèle inclusif d’agriculture durable, à destination de la Côte d’Ivoire, du Liberia et du Burkina Faso. De ses rencontres avec des petites agricultrices en milieu rural et des observations, est née l’idée de Canaan Land, entreprise sociale visant à répondre aux problèmes des agriculteurs. Sa vision, elle souhaite s’attaquer à la chaîne de valeur de l’agriculture maraîchère en Afrique de l’Ouest afin de créer de l’impact durablement et en profondeur pour l’ensemble de ses acteurs : notamment les femmes, les petites productrices, et les jeunes. Il faut également noter qu’elle a développé un autre projet « Digital Hub » le premier porte-monnaie électronique intelligent pour les petits marchands.

Son succès en tant qu’entrepreneure lui a permis de participer à de nombreux forums et sommets, dont certains internationaux, tels que le Global Entrepreneurship Summit (GES), où elle a pu rencontrer et échanger avec l’ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, ou encore le World Forum For a Responsible Economy. Elle a également intervenu en 2019 au Women Entrepreneurs Finance Initiative (WE-FI) West Africa Regional Summit , organisé par la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et la Banque Islamique de Développement.

La femme d’affaires bénéficie d’une renommée et d’une légitimité à l’échelle internationale. Décorée à plusieurs reprises, elle a été faite : lauréate du Grand Prix CGECI Academy Business Competition , chevalier de l’ordre national et du mérite du Burkina Faso, Prix National d’Excellence de la présidence de la République de Côte d’Ivoire… Pour ne citer que ceci.

Mais en 2019, elle est portée au rang de « eTrade for Women Advocate » par le Docteur Mukhisa Kituyi, Secrétaire Général de la Conférence des Nations unies : c’est l’apothéose. Ce titre, récompense son rôle dans la diminution du fossé entre les sexes par la création d’entreprises numériques florissantes. Une belle preuve de reconnaissance pour celle qui se décrit elle-même comme un « solutionneur de problème ».

Winnie NOKAM

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