Actualité

Jean-Luc Konan lance Tamani Management School : après la finance et l’industrie, le bâtisseur ivoirien investit le capital humain

Spread the love

Après avoir bâti un groupe financier panafricain de référence et repris la distribution des équipements Caterpillar en Afrique de l’Ouest, Jean-Luc Konan ouvre un nouveau chapitre de son aventure entrepreneuriale. Le Président Directeur Général de COFINA Groupe et Chairman de Neemba annonce la création de Tamani Management School (TMS), une Business School qui ouvre ses portes à Abidjan.

Une conviction devenue institution

L’annonce, faite par l’intéressé lui-même, s’inscrit dans la continuité d’un engagement de plus de trente ans. « L’Afrique possède les ressources et talents nécessaires pour construire le plus bel avenir » : telle est la conviction fondatrice que Jean-Luc Konan revendique depuis ses débuts. Mais une autre certitude s’est imposée à lui au fil des années : pour bâtir les entreprises de demain, il faut d’abord former les femmes et les hommes qui les dirigeront.

C’est cette vision qui donne naissance à Tamani Management School, pensée pour lier l’excellence académique aux réalités du monde de l’entreprise, révéler les talents et préparer une nouvelle génération de leaders africains capables d’accompagner les transformations économiques, sociales et technologiques du continent. « Tamani Management School est plus qu’une école. C’est un engagement envers la jeunesse africaine », affirme son fondateur, qui donne rendez-vous aux nouveaux bacheliers sur le stand de TMS au 15e Salon de l’Orientation de Côte d’Ivoire, du 8 au 10 juillet 2026, à Agora Koumassi.

De la mésofinance à la formation : la logique d’un bâtisseur

Pour comprendre la portée de cette initiative, il faut revenir sur la trajectoire de son initiateur. Formé à l’université Paris V (DESS Banques-Finances) et à l’École Supérieure de Commerce de Toulouse (master en ingénierie financière), Jean-Luc Konan débute sa carrière en 1996 comme auditeur chez Arthur Andersen, avant de gravir les échelons de la banque internationale : BNP Paribas, Citibank, Barclays Bank, où il pilote la division Afrique de l’Ouest et Centrale couvrant 17 pays, puis Ecobank et enfin United Bank for Africa, où il dirige les filiales du Gabon et du Sénégal.

En 2013, il quitte le confort de ses fonctions d’administrateur directeur général pour fonder la Compagnie Financière Africaine (COFINA). Son pari : combler le « chaînon manquant » entre la microfinance et la banque classique, en finançant ces PME africaines trop grandes pour la première et pas assez structurées pour la seconde. La mésofinance, terme qu’il contribue à vulgariser, devient sa signature. Dix ans plus tard, le Groupe COFINA est implanté dans neuf pays, dont huit en Afrique et un bureau à Paris dédié à la diaspora, avec plus de 2 000 collaborateurs, plusieurs centaines de milliers de clients et des centaines de milliards de FCFA d’encours de crédits. En 2020, il lance Inclusive Bank à Abidjan, prolongement bancaire de sa vision d’une finance accessible à tous. L’entrée au capital du fonds Development Partners International, à hauteur de 60 millions de dollars, viendra consacrer la crédibilité du modèle auprès des investisseurs internationaux.

Neemba, le pari industriel

En 2022, l’entrepreneur ivoirien surprend en reprenant à la société française JA Delmas la représentation ouest-africaine de Caterpillar, après quatre-vingt-dix ans d’exploitation par cette dernière. Rebaptisée Neemba, la concession fait de lui le Dealer Principal de la marque américaine dans onze pays d’Afrique de l’Ouest, au service des secteurs de la construction, des mines et de l’énergie. Au-delà de la vente d’équipements, l’opération illustre sa méthode : associer solutions industrielles et solutions de financement pour capter l’ensemble de la chaîne de valeur.

Former ceux qui bâtiront

Banquier de l’année (2012, 2013), Prix Bâtisseur de l’Économie Africaine (2018), Prix National d’Excellence remis par le Président de la République de Côte d’Ivoire (2019), Officier de l’Ordre National du Mérite : les distinctions ont jalonné le parcours de celui qui aime rappeler qu’il faut « rêver grand, car il faut le même temps pour rêver petit ».

Avec Tamani Management School, Jean-Luc Konan boucle une logique entrepreneuriale d’une cohérence remarquable : après avoir financé les entreprises africaines avec COFINA, puis équipé leurs chantiers avec Neemba, il entend désormais former celles et ceux qui les dirigeront. Un troisième pilier, celui du capital humain, qui pourrait bien être le plus structurant de tous. « J’ai hâte d’écrire les premières pages de l’histoire de TMS avec vous », confie-t-il à la jeunesse ivoirienne. Les premières pages d’une histoire dont le continent tout entier pourrait être le bénéficiaire.

Mérimé Wilson

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page

Ceci fermera dans 0 secondes

Verified by ExactMetrics